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 BG pour la confrérie (le rp c'est mal) : Adhavariel

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Kem
Sergent Gob
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MessageSujet: BG pour la confrérie (le rp c'est mal) : Adhavariel   Mer 9 Déc 2015 - 16:44

Adhavariel était une béornide. Un peu spéciale, mais une béornide tout de même. Elle avait été élevée au sud de Mirkwood, par le vieux Béorn d'abord et par son fils Grimbéorn ensuite.
Elle était spéciale, disais-je, car sa croissance était un peu lente, son esprit d'aventure également. Sans compter son plus terrible handicap : son physique. Elle avait une peau presqu'imberbe, des oreilles pointues, des yeux en amende et une chevelure bizarre, grise cendré comme une personne âgée, argentée dans les rayons solaires et presque blanche la nuit. Toutes ces caractéristiques la rendaient étrange aux yeux de ses camarades de jeu. Petite, elle avait marché avant les autres bambins. Cela avait suscité l'enthousiasme de ses parents adoptifs. Jusqu'à ce qu'elle préfère danser à apprendre à se battre. Et puis, elle gazouillait sans cesse. D'accord, cela aurait pu s'apparenter à du chant. Mais tout de même, cela manquait de rythme, de tonus. Ses petits camarades avaient grandit, elle aussi. Mais elle n'était pas intéressée par leurs jeux de guerre. Elle aimait caresser les poneys, leur donner des noms, les peigner des heures durant. Quand venait la récolte du miel, sa peau était trop fragile pour aider les autres jeunes. Elle était inutile à la tribu.
Adoptée et inutile.
Le vieux Béorn l'avait prise sous la protection de sa maison et avait veillé à ce qu'elle apprenne, comme tous les autres, les rites de respect de la nature. Elle était végétarienne et n'utilisait la fourrure que d'animaux déjà décédés naturellement. Elle avait appris à tanner, à brasser, à cuisiner.
Elle avait vu partir en voyage et à la guerre une génération de ses amis d'enfance. Evaluée non prête pour se joindre à eux, elle avait du rester au village, avec les vieux, les plus jeunes, et la garnison. Elle en avait pleuré. Même s'ils se moquaient d'elle, c'étaient tout de même ses compagnons depuis sa venue. Mais elle avait définitivement perdu la possibilité de les suivre lorsqu'elle avait échoué au passage à l'âge adulte : la transformation en ours. Pourtant, elle se vêtait de peaux et de fourrures pour mieux protéger sa peau et participer aux mêmes jeux et obligations que tous les autres. Mais cela ne suffisait pas.
Ils étaient partis et beaucoup n'étaient jamais revenus de la Bataille des Cinq Armées.

Elle s'était isolée du reste du village pendant plusieurs semaines, restant à la faible ombre glauque de la canopée. Pour grimper, elle avait toujours éprouvé quelque facilité. Elle ne voyait pas le temps passer aussi vite et ne remarquait pas lorsqu'il fallait se presser.
A son retour, Grimbeorn, fâché par son inquiétude, s'énerva comme jamais à son encontre. Il lui révéla, dans sa colère, la terrible vérité : elle n'était pas née béornide et n'en serait jamais un !
Cela l'avait définitivement choquée. D'accord, elle avait cinquante printemps et n'en paraissait que vingt. D'accord, elle était lente à comprendre les cycles de la vie. D'accord, la plupart de ses amis avaient fini par avoir les cheveux gris comme les siens... Mais... Que pouvait-elle être d'autre qu'une béornide ?! Serrant les poings, elle écouta le chef jusqu'au bout.

Le vieux Béorn était revenu d'un voyage de quelques semaines avec un poupon. Un nourrisson aux longues oreilles pointues, qui se gavait volontiers du miel et de la crème du chef. Béorn avait raconté qu'il avait croisé, à l'orée du bois, une humaine qui devait mettre bas. Elle était seule et paraissait avoir l'intention d'abandonner le bébé. Il l'avait assistée, comme il aidait ses juments. La femme lui avait expliqué que sa famille ne pouvait garder cet enfant : elle avait aimé un elfe de passage, séduisant, aux cheveux comme un rayon de lune. Elle en avait porté l'enfant mais cette grossesse ne pouvait être accueillie chez elle. L'enfant était trop différent de celui que son mari aurait pu lui donner. La faiseuse d'ange avait raté son officie : le bébé semblait trop s'accrocher à la vie. Emu par la petite créature vagissante, le vieil ours l'avait rapporté avec lui et confiée à une mère venant d'avoir sa propre portée. Ils avaient tenté de l'élever comme tout autre membre de la tribu mais les traces de son ascendance étaient ressorties au grand jour.

Adhavariel avait reçu de Béorn un prénom en elfique. Ce prénom l'avait suivie et marquée. La révélation du fils du chef ne lui donna pas envie de retrouver ses parents de sang : au contraire, cela la motiva plus que jamais à redoubler d'efforts. Elle avait vu naître deux générations de jeunes béornides. Elle avait pu observer leur développement et l'évolution de leurs envies. Elle se joignit aux jeunes et fit tout son possible pour s'adapter à eux, tâchant de limiter ses penchants naturels. Elle prit leur rythme de vie.

Pour compenser l'absence de griffes et de crocs, et parce qu'elle n'avait pas le même lien à la nature d'eux, elle développa d'autres manières de combattre. Les survivants de la Bataille avaient ramené des armes et des anecdotes. Elle avait également profité de brefs passages d'étrangers au bourg pour apprendre d'eux.

Lorsque deux jeunes décidèrent à leur tour de quitter le fief béornide pour se battre contre les ennemis des peuples libres, ils acceptèrent qu'elle se joigne à eux. Bien qu'elle fut toujours incapable de se transformer, elle avait suffisamment progressé pour ne pas les mettre en danger. Elle dansait, mais avec sa lance, distribuant estafilades et coups mortels ; elle parvenait même à utiliser sa voix pour soigner (un peu) ses camarades au cours d'un combat.
Avec Ariny et Thingvellir, fiers béornides, elle parcourait l'Eriador. Elle n'avait pas rugit au sommet de la Moria avec eux mais les avait suivi dans tous leurs voyages. Et elle continuerait, même s'ils paraissaient vieillir. Elle espérait mourir à leur coté plutôt que de les voir dépérir...
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