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 Un background pour Naheulbeuk

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Boblip Terrouge
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MessageSujet: Un background pour Naheulbeuk   Sam 18 Fév 2012 - 19:42

Chers cyberlecteurs, bonsoir.

Dans le cadre d'une campagne, il arrive souvent que j'aime le personnage que je joue au point de lui inventer toute une vie qu'il sera impossible d'exploiter entièrement en jeu. C'est donc le cas pour mon personnage Ilandor dans la campagne Donjon de Naheulbeuk actuellement menée en notre sein.
Voici donc à suivre un récit de sa main dans lequel il narre la vie d'un de ses aieux dont la destinée fut originale.
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Boblip Terrouge
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MessageSujet: Re: Un background pour Naheulbeuk   Sam 18 Fév 2012 - 20:57

Pensées et anecdotes d'une route d'exil ou ce que mon aieul a vécu au dela des terres de Fangh.

par Ilandor dit le Moineau Vert

chapitre 1 : Prémices

Mon aieul Olérion fut un jour banni de sa terre natale pour un accident dont il n'était pas tout à fait coupable ; une sombre histoire implicant deux Orques perdus et la mort du poney de guerre préféré d'un prince de Folonariel. On n'a jamais sû ce qui s'était exactement passé mais le tribunal a rendu un verdict d'exil.
Les terres du sud étant trop petites (à ce que l'on croit) et trop proches, Olérion choisit de partir vers le nord (bien décidé à oublier) et ses nombreux dangers inconnus. Enfin, pas directement au nord pour éviter Gzor. Non, la route qu'il choisit fut de quitter Groinsale par l'est, de remonter à la rencontre du fleuve Elibed, de longer la forêt de Schlipak puis d'aller au delà du désert des Plaintes.
Il partit donc, avec pour seul équipement ses vêtements, ses quelques économies et une épée courte. Il n'imaginait pas ce qu'il allait vivre pendant les quatre-vingt-cinq années suivantes!
Dès le premier jour de voyage, ses aventures commencèrent : ce fut d'abord un vieux loup qui, désoeuvré, vint lui tenir compagnie jusqu'à la lisière de la forêt. Puis au soir, il fut interpellé par cinq brigands. Mais, apprenant sa condition de banni et le piètre état de sa bourse, ils le laissèrent passer sans rien lui prendre. Qui a dit que tous les brigands sont sans coeur?
Dans les jours qui suivirent, Olérion poursuivit sa route, ne s'arrêtant dans les villages que pour refaire ses provisions ou gagner quelques piécettes en réalisant des menus travaux (couper du bois, soigner un animal...). La péripétie suivante arriva lorsqu'il parvint en vue de Schlipak : il fut capturé par des Orques. La bonne nouvelle c'est que leur campement se trouvant au nord-est, il lui fut épargné de faire les cinq kilomètres suivants à pied (il les fit ligoté au fond d'une charette volée) ; la mauvaise, c'est que la tribu voulait le garder pour s'amuser avec lui le plus longtemps possible avant la mort. Il fut ainsi enfermé deux jours avant que le chef ne vienne le voir. Olérion lui proposa un duel contre le meilleur guerrier du clan : si l'Elfe en sortait vainqueur, il serait libre. Misant sur la stupidité des Peaux-Vertes, mon aieul fit valoir sa qualité d'offensé pour avoir le droit des armes : il choisit la main nue dans une épreuve de chifoumi. Le lendemain le duel eut lieu devant le clan entier. Quinze manches de trois coups furent disputées, le champion orque n'en gagna qu'une, par hasard. Obligé de tenir parole, le chef orque rendit sa liberté à Olérion.
Le voyage fut calme jusqu'à ce qu'il ait franchi l'Elibed au niveau du confluent. En fait, l'incident suivant se produisit deux ou trois kilomètres après le fleuve, lorsqu'il rencontra un troll géant armé d'une hache au fer aussi haut qu'un homme. Le troll, qui devait avoir faim, attaqua mon aieul à vue. Mais, probablement plus stupide qu'affamé, il rata son coup et planta sa hache dans le sol. Le temps qu'il la reprenne, mon ancètre avait décidé de battre le record de vitesse du 1000 M course. Il parait que le magicien d'une compagnie d'aventuriers qui passaient à proximité en eue l'idée de créer des bottes de vitesse. A propos de bottes, celles d'Olérion eurent besoin d'être ressemellées après cette course.
Quelque peu égaré, Olérion erra au hasard d'un ciel nuageux. Le surlendemain, un brouillard plus épais qu'une soupe au gras acheva de le perdre. Le soir tombant, mon aieul dormit au pied d'un rocher. Il fut réveillé le lendemain par deux gardes peu contents de voir un vagabon à la porte de leur ville. Olérion avait en effet dormi sans le savoir à l'entrée de Boulgourville qu'il avait donc trouvée par accident.
Il fut contraint de rester une décade là-bas, d'une part parce qu'il passa les quatre premiers jours en prison ; d'autre part, parce qu'il dût gagner de l'argent pour faire réparer les petits accrocs de ses vêtements et pour acheter des provisions en vue du désert.
Peu faché de quitter Boulgourville (dont l'accueuil avait laissé à désirer), Olérion poursuivit sa route. Le surlendemain au soir, il fut hébergé par un ermite vivant à l'orée du désert. Ce vieil homme, qui avait vécu au coeur des sables étant jeune, le mit en garde contre certains dangers locaux. Les températures élevées ou glaciales, les tempêtes de sable, la soif et quelques autres dont le glouène pourpre : un lézard d'habitude inoffensif mais venimeux et impropre à manger et,non le moindre, les Ames-en-peine dont les plaintes lugubres ont donné son nom au désert. Au matin, après avoir refait sa provision d'eau, Olérion remercia le vieil homme et s'éloigna. Lors de cette première journée, le temps fut ensoleillé mais pas encore trop chaud. Il fallut la nuit noire pour que mon aieul décide de s'arrêter.
Les vraies difficultés apparurent le lendemain. L'outre de tissus se révéla peu pratique pour garder l'eau sous le soleil de plomb du désert. Olérion fut contraint de tuer un rat donk pour se fabriquer une outre de peau. Puis ce fut le couvre-chef, fabriqué avec un morceau de la cape, qui ne fut pas assez protecteur. Au soir, Olérion se coucha avec une belle migraine. Il fut contraint de passer le lendemain à l'ombre du même rocher de l'aube au crépuscule.
Pendant deux jours encore, il s'enfonça dans le désert, suivant la direction du nord. Dans l'après-midi, le jour suivant, le vent se leva. Ce ne fut d'abord qu'une brise rafraichissante mais elle força peu après. Olérion chercha alors un abris. Il vit une barre rocheuse qui semblait faire l'affaire et s'y dirigea. Mais alors qu'il y était presque, le sol se déroba sous ses pieds et il chuta dans une crevasse. Ce ne fut pas assez rude pour l'assomer mais suffisemment pour qu'il s'y casse une cheville. Voyant le sol remonter en pente douce sur sa gauche, il commença à ramper dans cette direction. Mais entretemps la bourrasque était bien devenue tempête et le vent, chargé de sable, vint le prendre de face. Aux deux tiers de la remontée, mon ancètre n'eut plus la force d'aller plus loin et il sombra lentement dans l'inconscience. Convaincu qu'il allait mourir là, sa dernière pensée fut pour sa femme et ses deux jeunes fils, restés à Groinsale.

fin du premier chapitre


Dernière édition par Boblip Terrouge le Sam 29 Mar 2014 - 18:38, édité 1 fois
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Boblip Terrouge
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MessageSujet: Re: Un background pour Naheulbeuk   Sam 25 Aoû 2012 - 20:21

chapitre 2 : L'empire des Tharaghits

La première chose qui frappa la conscience de mon aïeul, alors qu'il émergeait lentement de l'inconscience, fut un bruit de voix: des personnes discutaient dans une langue quelque peu gutturale mais surtout inconnue.
La deuxième chose fut qu'il était dans une couche confortable, une chaude couverture montée jusqu'aux épaules.
La troisième chose fut que sa cheville cassée était immobilisée par des attelles.
" Conclusion, se-dit-il, j'ai été recueuilli par des personnes qui me veulent du bien." Et il ouvrit les yeux.
Il était dans une sorte de tente assez grande, faite d'un tissus dont les rayures rouges et roses coupaient le crème qui servait de couleur de fond. Sa couche était une sorte de grand matelas rembourré d'une espèce de laine et la couverture épaisse était faite d'une sorte de poil sec mais lisse. A ses côtés une vieille Humaine à la peau bien brunie par le désert veillait sur lui. Olérion voulut lui poser quelques questions, mais à peine avait-il commencé à parler que, d'un geste, elle lui imposa le silence. Cette garde-malade lui fit boire une espèce de jus de fruit au goût bien amer. Puis, elle se leva et sortit. Seul dans la tente, mon aïeul examina sa situation et elle lui parut quelque peu paradoxale: visiblement ceux qui l'avaient secouru voulaient le traiter en invité (à preuve ses habits pliés dans un coin et le repas qui l'attendait sur une table basse), le hic étant de savoir jusqu'où s'étendait chez eux la notion d'invité! Mon ancètre n'était pas forcément rassuré quand à sa liberté.
Deux hommes entrèrent alors. L'un d'eux portait un grand morceau d'étoffe rouge dont il entreprit de vêtir l'Elfe. C'était une ample tunique dont les manches, assez larges, ne laissaient dépasser que les doigts. L'autre homme portait ce même genre de vêtement, à la différence que le sien était brodé de fils d'or. Une fois mon aïeul vêtu, le deuxième homme resortit. Celui qui était manifestement le chef de ce peuple, invita d'un signe de la main Olérion à partager le repas. L'homme prit la parole dans un Commun acceptable:
" Bienvenue à toi, Homme aux oreilles, je suis Cheir Ibrahim Mahmed As-Sheriqa Al Tahir, le chef des Tharaghits du Sud. Nous t'avons trouvé presque mort dans l'un des creids de la région. Qu'est ce qui t'a ammené à te perdre si loin des tiens?
- Je te remercie pour ma vie, Cheir Ibrahim. Mon nom est Olérion de la forêt de Groinsale et malheureusement pour moi, je n'en fait plus partie. Ceux de ma race m'ont chassé de mon foyer, alors j'essaye de voir si je peux aller vivre plus au nord.
- Alors si tu peux t'habituer à vivre parmi les miens tu es le bienvenu. Pour l'heure, il faut que tu te reposes pour soigner ta fracture. Mais après, il te faudra faire la preuve de tes capacités."

Plusieurs jours s'écoulèrent ainsi. Mon ancètre ne quitta pas la tente, reprenant des forces et commençant à faire connaissance avec ceux qui l'ont sauvé. Et apprenant leur culture, notemment lors de ses discussions avec Ibrahim Al Tahir, lequel n'est pas avare de ses paroles.
Ainsi Olérion apprit que le déset des plaintes est le pays du peuple Tharaghit, organisé en grandes tribus nomades placées sous l'autorité de leurs cheirs. Mais les cheirs sont eux-même sous l'autorité du Karif, personnage politique et religieux suprême de ce peuple, et qui réside dans son palais de la ville de Marat Edinha. Chaque tribut porte ses couleurs, une teinte donnée pour les hommes et une version plus claire pour les femmes.
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MessageSujet: Re: Un background pour Naheulbeuk   Sam 25 Aoû 2012 - 21:38

Comme toujours, je trouve cela bon, tant que c'est du domaine de l'écrit, je trouve que tu maîtrises très bien ton sujet et que, malgré quelques incorrections et fautes, tu restes très intéressant à lire, ce pour quoi je tiens à marquer mon respect vis à vis du travail liés à ton personnage. Maintenant, je ne fais pas partie de cette campagne de façon active, donc je ne peux juger de la pertinence de ce background, bien entendu!
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MessageSujet: Re: Un background pour Naheulbeuk   Ven 5 Oct 2012 - 19:16

Au bout d'une décade, mon aïeul avait assez récupéré de sa blessure pour pouvoir sortir de la tente. Il fit donc plus ample connaissance avec la tribu, laquelle comprenait quelques cinq cents hommes, femmes et enfants. Il fut rapidement LE sujet de curiosité de ces derniers auxquels il racontait la vie dans les terres fertiles de Fangh.
L'un des principaux sujets d'étonnement d'Olérion dans cet environnement fut les dramdheïrs, ces grands mammifères quadrupèdes dont les Tharaghits se servent pour voyager: la première fois qu'il monta sur le dos de l'une de ces 'bestioles' (c'est le terme qu'il employa), il avait été mis en garde contre le malaise que suscitait généralement cette expérience. Pour cette fois il n'eut pas le temps de le ressentir, il fit un magnifique vol plané lorsque l'animal releva ses pattes arrières; ce qui déclencha l'hilarité générale. La deuxième fois, s'il sût rester en place, le trajet jusqu'à une oasis proche tint plus du ballottage que de la promenade, et mon ancêtre se laissa tomber au sol à l'arrivée bien plus qu'il ne descendit; l'instant d'après, il rendait en vomissant tous les repas de ces dernières vingt-quatre heures. Néanmoins, Cheir Ibrahim le félicita en avouant n'avoir jamais vu quelqu'un tenir si longtemps.
Finalement, Olérion s'habitua à cette façon nomade de vivre et, peu à peu, il gagna la sympathie du clan.
Au bout de six mois, il parlait même suffisamment leur langue pour s'y faire comprendre dans la vie de tous les jours. Mais il sentait qu'il existait encore une barrière qui ne faisait pas de lui un membre reconnu; il n'était "qu'un invité". Quelques temps plus tard, par une nuit de pleine lune, il marchait aux abords du camps lorsqu'Ibrahim vint le rejoindre. Le chef sentait bien que quelque chose n'allait pas avec l'Elfe, il savait quoi et cherchait un moyen d'en parler sans enfreindre les lois de son peuple. Cette nuit donc, les deux hommes se mirent à dialoguer de sujets communs. Lorsque, brusquement, mon aïeul dégaina le poignard qui lui avait été offert et le lança avec force entre les jambes du cheir. Pendant quelques secondes celui-ci le regarda incrédule, se demandant s'il allait le tuer ou non.
"Derrière vous, Ibrahim." déclara calmement Olérion.
Le cheir se retourna et vit. Presque à ses pieds, se tenait un gros scorpion jaune, planté dans le sable par le poignard qui l'avait frappé juste derrière la tête. Le cheir réalisa qu'il avait risqué la mort cette fois. Les deux hommes rentrèrent sans parler. A l'entrée de sa tente, Ibrahim déclara:
"Tu m'as sauvé la vie, Olérion. Ta dette est maintenant remboursée. Dorénavant, tu es un véritable frère pour moi et les miens."
Le lendemain, Olérion et Ibrahim scellaient ce fait en accomplissant une cérémonie où ils devinrent frères de sang.
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MessageSujet: Re: Un background pour Naheulbeuk   Sam 6 Oct 2012 - 5:18

Une quinzaine de jours s'écoulèrent au cours desquels mon ancêtre comprit le pourquoi de la situation précédente: la tribu lui avait sauvé la vie; il était donc le bienvenu en son sein mais il avait une dette envers elle et devait la payer de même manière pour être pleinement accepté! Ce qu'il avait donc fait en tuant le scorpion qui menaçait Cheir Ibrahim.
Puis la tribu se prépara à voyager sur une longue distance. Olérion apprit que c'était bientôt la fête de l'Aït El Barh, un pèlerinage à Marat Edinha pendant lequel tous les cheirs rendent hommage au karif. C'est aussi l'occasion pour chacun de festoyer et d'échanger les nouvelles entre les clans.
Les autres tribus dépendant d'Ibrahim Mahmed As-Sheriqa Al Tahir les rejoignirent et c'est forts d'un peu plus d'un millier d'âmes que les Tharaghits du sud se mirent en route. Au bout d'une décade, ils rencontrèrent les Tharaghits de la Côte des Dunes, aux vêtements bleus. Ibrahim apprit à Olérion que ceux-ci sont les plus traditionalistes de leur peuple puisqu'ils occupent depuis des générations le site d'origine de la civilisation tharaghite, à savoir une pointe de sable coincée entre un océan au nord et des collines rocheuses au sud. En ce temps là, ces collines étaient habitées par un autre peuple nomade, les Elomites, qui pratiquaient la guerre et le pillage pour le simple plaisir de nuire. C'est face à cette adversité que les ancêtres des Tharaghits se forgèrent leurs traditions. Ce fut en trouvant le site où bâtir leur capitale que leur peuple put enfin gagner un avantage définitif sur leurs ennemis.
Le lendemain, les voyageurs atteignirent la côte et la remontèrent vers le nord. Trois jours après, ce fut l'arrivée à Marat Edinha, aussi appelée la Perle blanche du désert. Stupeur (mais sans tremblements) de mon aïeul face à la beauté de cette ville. Bâtie sur le delta d'un fleuve qui apporte eau douce et vie à profusion, la capitale des Tharaghits brillait d'une lumière presque aveuglante sous le soleil du matin. Construite sur un plateau dominant les quartiers de la ville proprement dite, la 'Porte des Génies', la citadelle où vivent le karif et sa cour ajoutait l'éclat de l'or à la pureté du marbre blanc. A l'intérieur des fortifications, Olérion découvrit une ville organisée aux rues larges et vivantes des nombreuses boutiques enrichies de l'activité du port de commerce. Là, des tuniques de bien des couleurs différentes se côtoyaient: le rouge et le rose du sud, les bleus de la Côte des Dunes, les verts des rives du fleuve, les bruns des plateaux du nord, le violet et le mauve de ceux de l'ouest, l'orange et le jaune de ceux du centre, mais surtout les gris des habitants de la ville. Tous étaient venus pour prier leur dieu dans ce qu'ils avaient de plus saint: la Hakada; un grand bâtiment de marbre rose renfermant le tombeau du prophète Ishmaël qui, le premier, leur apprit quelles étaient les volontés de Habbah le Législateur.
"Nos chemins se séparent momentanément ici, expliqua Ibrahim, profites de ton séjour comme tu veux, mon frère, mais ne rates pas les représentations de nos prêtres; un concert d'habbahs ne s'oublie jamais."


Dernière édition par Boblip Terrouge le Ven 11 Avr 2014 - 18:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Un background pour Naheulbeuk   Sam 29 Mar 2014 - 19:36

Olérion marcha donc à travers les rues; ses pas le portèrent vers le quartier du Grand Souk, le marché central de Marat Edinha. Là, il put apprécier à loisirs la Vie de la ville, ses tractations commerciales basées sur l'échange de papier monnaie (il devait apprendre que c'est une habitude que les Tharaghits avaient empruntée à un peuple vivant bien plus à l'est, de l'autre coté de l'océan), sa gastronomie où le miel est presque omniprésent,  ses activités comme la fauconnerie ou les courses de chevaux. Il se rendit compte que les chevaux locaux étaient nettement plus grands et rapides que ceux qu'il connaissait à Fangh. Des destriers pur-sangs capables même de battre des chevaux elfiques pour les meilleurs; et un caractère ombrageux qui les rendent difficiles à élever. Ces divers lieux visités, le souk, l'hippodrome et autres lieux de loisirs sportifs, il se rendit compte que le soir venait et qu'il n'avait encore aucun endroit où dormir. Se fiant à une certaine espèce de chance qui semblait l'accompagner, il rechercha ce qui pouvait ressembler à une auberge; et il trouva un caravansérail bâti près du port. Evidemment, sa nature d'Elfe le fit immédiatement remarquer et quelques hommes vinrent à sa table pour le questionner sur sa présence en ces lieux. Il donna des réponses qui durent leur plaire car l'un des hommes paya une tournée dont mon ancêtre fut le principal bénéficiaire. Cet homme se présenta alors: son nom était Jibril El-Shour. Il se proposa de servir de guide à Olérion tout le temps de sa présence dans la ville.
Effectivement, les cinq jours suivants, temps du pèlerinage, Jibril et Olérion eurent l'occasion de sillonner la capitale de long en large, de voir les spectacles festifs donnés ici ou là, d'aller se recueillir dans le grand temple de Habbah, dans la cour duquel, les prêtres chantaient et dansaient les faits de leur culte lors d'incroyables concours de vitesse dont le vainqueur semblait être le premier à tomber fatigué.
"Les habbahs se doivent de se donner pleinement lorsqu'ils rendent hommage à Habbah et à Son prophète, c'est pour cela que plus vite ils s'épuisent à pratiquer le culte, plus grande est la preuve de leur foi."
Mon ancètre se dit alors qu'il ne voyait vraiment pas les siens être aussi actifs dans la religion.
Mais le temps passe vite en agréable compagnie: déjà le pèlerinage s'achève. Cheir Ibrahim et les siens s'apprêtent à retrouver leur coin de désert. Et Olérion, qui a entendu parler de tant d'autres choses merveilleuses au-delà de ce qu'il connait, souhaite lui aller vers le nord. Non pas pour oublier mais pour découvrir, apprendre. En signe de grande fraternité, Cheir Ibrahim lui offre alors l'un de ces pur-sangs qu'Olérion a déjà pu apprécier.En échange, mon aïeul lui remit son bien le plus précieux en ce temps d'exil:l'outre de peau qu'il s'était confectionné au début de son séjour dans le désert. Les deux frères de sang se donnèrent l'accolade en se souhaitant mutuellement longue vie; et le lendemain, Olérion quitta Marat Edinha avec un gros pincement au coeur.

Fin du deuxième chapitre
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